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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 09:00

glacon.gifCet hiver, par un froid intense,
Rentrant chez lui tout accablé,
À sa femme, il dit: "Mon Hortense,
Je crois que j'ai le doigt gelé.
Tiens, regarde, il est insensible;
Va, plus d'espoir, il est bien mort!"

"Mon ami, ce serait horrible!
Peut-être bien qu'il vit encore."

}

(bis)

 

Mais le doigt, misérable tige,
N'était plus, piteux, racorni,
Qu'un souffle, un rien, moins qu'un vestige,
Et, Nini, c'était bien fini
L'épouse s'écria plaintive:
"Si tu le frictionnais fort?

Tiens, voici de l'eau sédative,
Peut-être bien qu'il n'est pas mort

}

(bis)

 

L'eau n'y fit rien. La pauvre femme
Se lamentait dans sa douleur.
"Si tu le réchauffais à la flamme?
Ce qu'il lui faut, c'est la chaleur!
Approche donc. Quoi, tu recules?
Poltron ! Que l'angoisse me tord!

Comprends bien que si tu te brûles
Ça prouvera qu'il n'est pas mort."

}

(bis)

 

Toujours rien. En vain ils varient
L'eau, le feu, le chaud, le froid.
Il essaya le bain-marie ;
Rien ne ranimait plus le doigt.
"Ah!", fit l'épouse toute blême,
"Il me resterait un remords

Si je n'essayais pas moi-même
De m'assurer qu'il est bien mort."

}

(bis)

 

Oh, la femme, l'être adorable
Pétrie de grâce et de bonté!
Chacune en sa foi secourable
Est un masseur de charité.
Elle massa, mais avec rage,
Car stérile fut son effort,

Pendant qu'il murmurait: courage!
Peut-être bien qu'il n'est pas mort.

}

(bis)

 

Lasse de la besogne aride
Elle lâchait le doigt transi,
Qui s'obstinait, morne et rigide,
Quand soudain son front s'éclaircit.
"Sommes-nous nigauds tout de même!
La flamme n'y peut rien, d'accord,

Mais il est un moyen suprême
De s'assurer qu'il est bien mort !"

}

(bis)

 

On n'entendit plus, dans la chambre,
Rien, sinon des mots encourageants
Que la victime de décembre
Bégayait sur des tons changeants.
Et tout à coup l'épouse émue
S'écria: "Mon ami Victor,

Béni soit le ciel: il remue!
Ah, quel bonheur! Il n'est pas mort!"

}

(bis)

 

Maris, méditez cette histoire:
Le doigt peut vous geler demain.
Vous avez, la chose est notoire,
Le remède exquis sous la main.
Le feu, cet élément du diable,
Peut vous rendre un peu votre essor.

Mais le cul d'une femme aimable
Est mille fois plus chaud encor'.

}

(bis)

 

Colette Renard, "Chansons Galantes... Gaillardes... & Libertines"

Paroles : Octave Pradel

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commentaires

Le Journal de Chrys 18/12/2010 11:12


Juste un lien qui peut t'intéresser:

http://lagrottedelasquaw.over-blog.com/article-le-premier-sterilet-63248343.html


Petula 20/12/2010 14:18



Merci !



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